Arnaques et compagnie

Quand on devient dirigeant d'entreprise, on acquiert soudain une parfaite visibilité pour une catégorie bien spécifique de personnes : les arnaqueurs. Avec la multiplication des sites d'annuaires plus ou moins officiels d'inscrits aux registres des sociétés, il devient très facile pour ces petits filous de trouver des proies. Il leur suffit de surfer sur la vague du charabia commercial ou administratif en saupoudrant leur argumentaire de menaces financières ou de promesses de croissance du CA et le tour est joué.

Dans le domaine du commerce et de l'artisanat par exemple, on voit fleurir des propositions alléchantes d'annuaires en ligne promettant un gain de clientèle immédiat, "Comment, vous n'êtes pas sur internet? Mais aujourd'hui on ne vend plus que comme ça cher monsieur, chère madame!". Une autre arnaque qui marche bien, c'est le plan de ville, dont la conception a été déléguée à la société X par le maire de votre ville en personne, "tous les autres commerçants de la ville y seront!" Allez hop ! Vous sautez à pieds joints et signez le chèque ou le mandat de prélèvement. Pour peu que l'on vous consente des facilités de paiement, "60€ ou 80€ par mois, vous ne le sentirez pas passer et vous serez "dans le coup"!". On pourrait aussi parler des offres de fichiers commerciaux, de référencement sur des bases de données professionnelles, des annuaires touristiques, des mises aux normes "obligatoires" etc.

Ensuite, de deux choses, l'une : soit la société en question s'évapore dans la nature une fois le montant de la prestation encaissé, soit il y a bien prestation, mais qui finalement se révèle être d'un niveau totalement "ridicule" par rapport aux promesses de départ et surtout aux sommes engagées.

Alors, comment ne pas devenir le dindon de la farce ?

En prenant son temps! Rien n'est jamais urgent, quoiqu'en dise le ou la commercial-e si avenant-e et si prompt-e à comprendre les préoccupations quotidiennes d'un chef d'entreprise qui ne souhaite qu'une chose, la réussite de ses affaires (et ça, c'est on ne peut plus normal!). Donc on écoute, on pose des questions et on lit avec attention la proposition. Ensuite, on demande un délai de réflexion. S'il n'y en a pas, c'est déjà un symptôme inquiétant! Et pour finir, on réfléchit et on en parle autour de soi.

De la discussion jaillit la lumière !

Tel collègue va vous mettre en garde parce qu'il s'est déjà fait avoir. Votre conseiller CCI ou CMA va vous confirmer que les menaces administratives agitées sous votre nez sont infondées. Votre conjoint-e, avec son bon sens habituel, remarquera que la taille de votre entreprise ne nécessite peut-être pas un tel dispositif. Vous pouvez aussi faire quelques recherches sur Internet : la société existe-t-elle ? Où est son siège social (à l'étranger ? tiens donc !) ? Quelles sont ses références?

Bref ! Pour faire fuir les arnaqueurs, sortez de votre coquille de patron : COMMUNIQUEZ !

Ici, quelques conseils face au démarchage abusif sur les réglementations administratives.


J'écris(bien) donc je suis (bien)

Mais pourquoi faut-il absolument écrire correctement, c'est à dire sans faute? Ce qui compte c'est le fond, les idées que l'on cherche à exprimer, non?

"Si-joint le devi demandé". Tout le monde comprend ce qui est écrit, n'est-ce pas? L'essentiel c'est que le devis soit juste ! Eh bien... justement, le problème est là : il y a un risque pour le professionnel qui accompagne ainsi l'envoi de son devis. Le futur client, pas forcément champion en orthographe, va tout de même noter les fautes dès la première lecture. Vous me direz "ce n'est pas grave, ce qui compte pour lui c'est le devis attendu". Oui, vous avez raison, ce qui compte c'est le devis. Seulement, ce devis, il risque de ne pas le lire de façon sereine car, inconsciemment, il aura un a-priori sur la justesse dudit devis et tirera peut-être une conclusion sans doute hâtive mais pourtant certaine : fautes d'orthographe=manque de connaissances générales=lacunes professionnelles=manque de compétences professionnelles=je vais demander un devis ailleurs.

Quoi ? Perdre un client pour deux malheureuses fautes d'orthographe ? Je force peut-être un peu le trait, pourtant réfléchissez : allez-vous accorder une confiance certaine à ce psychiatre un peu ..."frappé"? Réfléchissez encore : sur les sites ou dans les courriers et mails des entreprises que vous jugez sérieuses et compétentes, avez-vous déjà vu des fautes d'orthographe ?

L'orthographe est une chose bien mal partagée : certains ont tout juste quand d'autres ont tout faux. Alors que faire ? Sachez qu'il est possible de devenir bon en orthographe à tout âge... Il suffit juste d'être malin !

1/ « Un bon dictionnaire près de toi tu auras» : même acheté d'occasion chez un bouquiniste (les mots ne se périment pas!), voilà un ami fidèle qui ne vous veut que du bien. Au moindre doute, demandez-lui son avis ! Et vous pouvez lui adjoindre un bon vieux Bescherelle ou un Bled, abondance de biens ne nuit pas!

2/ « En deux temps tu écriras » : premièrement, écrivez votre texte en vous attachant au fond, c'est à dire à l'expression de vos idées. Ensuite, passez en mode relecture en vous concentrant sur l'orthographe, les fautes vous sauteront au yeux !

3/ « La correction automatique tu activeras » : sur n'importe quel logiciel de traitement de texte, il y a une fonction « orthographe et grammaire » qui, une fois activée, souligne les fautes de frappe et d'orthographe. Le système n'est pas toujours parfait, mais c'est une aide complémentaire.

4/ « D'un bon relecteur tu te rapprocheras » : il y a sûrement autour de vous une personne qui a plus de facilités que vous avec les subtilités de notre belle langue française. Il n'y a pas de honte à demander un coup de main, ou plutôt d’œil ! Pour ma part, c'est à l'une de mes filles que je demande parfois de relire mes manuscrits, cette enfant est née avec un radar orthographique !

Et si vos écrits professionnels continuent de vous poser problème, vous pouvez prendre contact avec la Souris Active, car rédaction et correction de textes font partie des services proposés aux professionnels.